Un film de Fabrice du Welz.
Avec Laurent Lucas, Jacky Berroyer, Brigitte Lahaie, Philippe Nahon.

Calvaire

Long-métrage de fiction - Couleur - 35 mm - 2005 - 90'

Pitch

Marc Stevens (Laurent Lucas) est un chanteur itinérant. A l'hospice, le concert est terminé. Celui-ci reprend la route, mais il tombe en panne au milieu de nulle part.

M. Bartel (Jackie Berroyer), un aubergiste psychologiquement fragile depuis que son épouse Gloria l'a quitté, le recueille.

C'est alors que commence le calvaire de Marc...
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Synopsis

Sur la route vers son prochain concert, Marc Stevens, chanteur itinérant, tombe soudainement en panne. Il fait nuit noire, il est en pleine campagne, le temps est épouvantable et sa camionnette refuse de redémarrer. Il trouve enfin une petite auberge isolée où il est accueilli par Monsieur Bartel qui lui propose une chambre pour la nuit. 
Bartel se prend d’amitié pour Marc et essaie de gagner sa confiance : Marc lui rappelle sa femme, aussi chanteuse, qui l’a abandonné des années auparavant. Mais Marc ne compte pas s’éterniser à l’auberge, sa destinée l’appelle ailleurs. Pourtant cette destinée, Monsieur Bartel va se l’accaparer. Peu à peu, il va phagocyter Marc, le séquestrer et reconnaître en lui Gloria, sa femme disparue. 
Bartel ira jusqu’au bout de sa folie, transformant Marc, le modelant en femme idéale, compréhensive, aimante, et qui surtout ne l’abandonnera plus jamais. Une femme qui chante pour lui. Marc est pris au piège, prisonnier de la folie de cet homme seul. Humilié, travesti en femme, torturé, il n’a pas le choix. Pour s’en sortir, il doit s’enfuir. Marc s’échappe, mais découvre avec horreur que la folie de Monsieur Bartel trouve un écho dans le village voisin. Pour les villageois, Gloria est bien rentrée au pays.
Marc est là dans une auberge isolée, près d’un village isolé, au fond d’une vallée perdue. À ce moment, Marc comprend qu’il est tombé dans un piège dont il n’a pas encore saisi toutes les limites. Une toile d’araignée tissée dont il ne sortira probablement jamais…
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Note d'intention du réalisateur

1. Introduction.

« CALVAIRE » est un film qui renoue avec le ton cruel des films de Mocky, Boisset, Leroy…
« CALVAIRE » est un film fantastique, un fantastique enraciné dans le réel. Ici, les fantômes viennent de l’intérieur. Les personnages fabriquent leur propre vision, leur propre réalité complètement à côté du monde. Le glissement vers le fantastique se fait par étapes, en gardant une attention particulière au réalisme. Comme Paul Hackett dans « AFTER HOURS » de Martin Scorsese, qui glisse en une nuit de la réalité la plus banale vers l’enfer le plus sombre.Dans le cinéma fantastique, comme dans le Western, tout est souvent question de frontières : frontières physiques, frontières mentales. A cet effet, les lieux géographiques qui définissent les différentes réalités que traverse Marc Stevens sont primordiaux, de l’hospice du début jusqu’aux marais fantomatiques de la fin.
« CALVAIRE » entraîne Marc Stevens, un chanteur itinérant avec logique et réalisme vers son destin, son calvaire. Autour de lui, gravitent des personnages confus, aveuglés par la solitude, affrontant leurs peurs.
La question que je pose ici est la suivante : le destin de Marc Stevens influence-t-il son comportement, modifie-t-il son humanité ?

2. Le fond.

Marc Stevens est un artiste chanteur, sans aigreur et sans cynisme, il fait son métier avec foi. Pour lui, être sur scène est un don. Il chante ses chansons, des chansons d’amour. Marc est à l’image de ses chansons « beau et généreux ». Il est probable que Marc Stevens est un artiste de second plan mais l’important n’est pas là, l’important est qu’il croit à ce qu’il fait et chante. A l’image du « Prince Mychkine » du roman de Dostoïveski, Marc Stevens est un « Idiot », un homme qui a gardé une âme d’enfant et une foi indestructible en l’humanité.


« Il n’y a pas d’univers fantastique, il n’y a que des lieux fantastiques. »
John Carpenter

La première frontière, l’hospice :

C’est bientôt Noël, Marc Stevens, artsite chanteur a un parcours immuable, de supermarché en hospice, il chante ses chansons. Le film s’ouvre précisément  sur son arrivée dans un hospice. Un hospice qu’il connaît bien puisqu’il le retrouve depuis des années à l’époque de Noël. Pour Marc, cette soirée est une halte de plus avant un long voyage vers le sud où l’attend un gala d’autant plus important pour lui que quelques producteurs seront présents. Pourtant dès son arrivée à l’hospice quelque chose coince. Les personnages qu’il croise se comportent étrangement. Marc ne s’en rend pas compte. Dans sa loge, il se prépare comme à son habitude. L’important, c’est ce qu’il donne sur scène. Après le spectacle, Madame Langhoff et Mademoiselle Vicky, l’infirmière, trouvent en Marc une réponse à leur manque d’affection, à leur misère sexuelle. A leurs façons, Vicky et Langhoff transgressent la première frontière. Si on y prête attention, la transgression des deux femmes, sans conséquences apparentes, porte déjà en elle les prémices des dérapages futurs. Sous la pression des actes manqués de Vicky et Langhoff, la camionnette de Marc quitte l’hospice. Il est probable que Marc joue déjà son destin. Sur la route du sud, Marc s’éloigne du monde qu’il connaît, des repères qu’il sillonne depuis des années. Marc à son tour franchit une frontière, il s’éloigne du réel.

La deuxième frontière, Monsieur Bartel et le village :

Sur la route, Marc Stevens tombe en panne et rencontre Boris, personnage entre deux mondes qui symbolise le « passeur ». En suivant Boris vers l’auberge, Marc pénètre dans l’univers de Monsieur Bartel. Tout comme Vicky et Langhoff, Bartel est un homme affable, certes un peu confus. Imperceptiblement, Bartel va phagocyther Marc Stevens jusqu’à reconnaître en lui Gloria, sa femme partie des années plus tôt. Marc sera Gloria, sa femme revenue. Pourquoi ? Nous ne le saurons jamais avec certitude. Une fois Gloria identifiée, Bartel bascule définitivement dans la folie entraînant Marc Stevens avec lui. Violé dans son identité, Marc n’a d’autre choix que de s’enfuir. Il découvre alors que le monde halluciné de Bartel n’est pas isolé et trouve un écho dans le village voisin. Cette contagion de toute une microsociété reflète une quête désespérée. La même quête pour tous.
Aimer coûte que coûte dans l’espoir d’être aimé en retour, refuser obstinément  de mourir seul. Dans ce monde-ci, Bartel et les villageois n’ont pas le choix, ce qu’ils n’ont pas, ils le volent, ils fabriquent et projettent leurs amours. Une fois mise en route, cette ascension vers la folie n’aura plus de fin. Cette situation est intimement liée à l’ouverture dans l’hospice. Dans le monde de l’hospice, ce qu’on cache, ce qu’on étouffe trouve sa pleine mesure dans le monde de Bartel et des villageois. Dans les deux mondes, il s’agit d’hommes et de femmes creux, creux de foi et creux d’amour en contact avec un homme plein de foi et plein d’amour. Dans l’hospice, les gens que croise Marc Stevens étouffent leurs manques, ils sont maladroits dans leur quête. Bartel et les villageois volent et façonnent leurs quêtes selon leurs désirs.

La troisième frontière, le monde des marais :

C’est le monde de la nature et de ses lois, lois sur lesquelles les hommes n’ont aucune prise. Lorsque Marc réussit à s’échapper de l’auberge après la fusillade, il court à travers la forêt à la recherche d’une issue à son calvaire. Bob Orton et les villageois, ivres de colère s’apprêtent à le traquer à travers la forêt enneigée. La poursuite commence, puis peu à peu, le doute s’installe au sein des villageois. La forêt change, elle devient plus dense et plus humide. La neige disparaît. Le sol est boueux. Une nouvelle frontière vient d’être franchie. Marc ne s’en rend pas compte, pour lui, il s’agit de fuir le plus loin possible. Pour les villageois, le marais constitue une menace. Le marais leur fait peur. Freddy veut rebrousser chemin mais Bob Orton s’obstine, il veut retrouver Gloria. Les villageois s’échauffent. La peur de l’inconnu, la peur du marais qu’ils ne dominent pas. Marc court toujours. Bob va aller jusqu’au bout et il va suivre Marc dans le marais. Il le paiera de sa vie. Ici, la nature a repris ses droits. Elle décide arbitrairement de qui va vivre et de qui va mourir. Freddy et le reste des villageois restent sur la rive un moment puis ils décident de rentrer au village. Bob Orton prolonge la folie de Bartel. Il y a pire que mourir, c’est de ne pas être aimer en retour.

3. Les lieux.

Pour « CALVAIRE », les différents lieux que traverse Marc Stevens s’enracinent  dans de vrais décors. Pas de tournage en studio ici, à aucun moment. Nous aménagerons les différents lieux, qu’il s’agisse de l’hospice, de l’auberge de Bartel, du village ou du marais à travers des éléments naturels et en adéquation à l’univers mental de certains personnages.
Il s’agit ici de « refabriquer » les différents lieux en fonction des différents mondes que traverse Marc Stevens en restant attentif au réalisme des lieux et des décors naturels.

4. La forme.

« CALVAIRE » sera tourné en 35mm scope. La lumière est crue et sans effet de style. L’hiver est partout. Une lumière dure et contrastée qui s’inspire de la photographie de Bruce Surtess « Pale Rider, Honkytonk Man… » et surtout de la photographie admirable de Jack N. Green « Unforgiven ». Nous filmerons « CALVAIRE » avec l’aide d’un steadycam en ce qui concerne la majorité du métrage. Le reste sera filmé en caméra porté.
« CALVAIRE » aura la forme d’un Western.

5. Conclusion.

« CALVAIRE » parle avant tout de la difficulté d’aimer et d’être aimé. C’est le récit de personnages étranges et sensibles en proie au vide et au doute qui affrontent leurs propres solitudes. La séquence de fin est révélatrice de l’humanité de Marc Stevens. Après les horreurs endurées, il tend la main à Bob Orton qui s’enfonce irréversiblement dans la vase du marais. Dans son étrange destin, Marc Stevens reste fidèle à son humanité, il surmonte toute tentation de haine et trouve la force de tendre la main. Ce geste « terrible » transforme Marc. Telle une figure « Christique », Marc Stevens offre sa compassion. Cette commisération le grandit et c’est ensuite qu’il perçoit pour la première fois l’étendue de sa propre solitude.

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Interview





Entretien avec FABRICE DU WELZ.

Pourriez-vous nous décrire la genèse du film ?
Le projet a germé il y a trois ans. L’idée de départ était d’avoir deux personnages masculins dont l’un prendrait l’autre pour sa femme… Mais nous n’arrivions pas à conclure. En définitive, je me suis rendu compte qu’il ne fallait rien expliquer du tout, qu’il était préférable de rester dans une certaine opacité et de préserver une aura de mystère. J’ai fini par conclure un scénario facilement et rapidement. Puis, toujours avec Romain Protat, nous avons travaillé sur les dialogues. Ce n’est que par la suite que vint le plus laborieux : trouver les financements pour monter le projet.

Pourriez-vous nous décrire les deux personnages principaux et ce qui vous a amené à vous intéresser à ce genre de caractères?
L’inspiration est venue avec le temps. La maturation a été relativement lente. En fait, au départ, je voulais faire un film de genre assez brutal. Mais en allant plus loin qu’un « survival » de genre basique. Je désirais éviter de trop produire d’empathie pour le personnage principal du chanteur itinérant qui est en fait un réceptacle de la folie, ou du désir, de tous les autres. Tous ces caractères qui l’entourent convoitent, ou veulent aimer absolument, malgré tout, désespérément, violemment. Il y a des similitudes qui les réunissent, c’est-à-dire une brutalité, un obscurcissement, une démence. Marc Stevens, le chanteur (Laurent Lucas), lui, est une sorte de Tintin, quasi-asexué, qui semble recueillir et être le point de mire des phantasmes de tous. Ce personnage est fascinant par le fait qu’il est souvent là tout en semblant ne pas y être... Tandis que chez les autres, c’est leur humanité malade qui est intéressante parce que troublante.
En ce qui concerne Berroyer et Nahon, jouer sur leur ressemblance physique m’a particulièrement amusé.

À votre avis, de quel besoin personnel ce film est parti ?
Viscéralement : le besoin de faire des films. Le besoin de partager une passion. J’ai envie de faire des longs métrages agressifs et poétiques. Qu’ils deviennent tels que je les désirais, tels que je les imaginais. Ce long métrage a été très difficile à monter, que ce soit en France ou en Belgique. Il y avait ici cette envie profonde de faire une œuvre « survival », d’horreur, un film où l’on jubile devant les paysages, les décors insensés, les personnages et leurs fêlures.

Votre court métrage (Quand on est amoureux, c’est merveilleux — Grand Prix au festival fantastique de Gerardmer en 2001) relevait du fantastique, ici encore cet aspect est présent : qu’est-ce qui vous attire dans ce genre ?
Calvaire, comme des films de Buñuel par exemple, s’inscrit indéniablement entre la fiction et la réalité. Le fantastique est un bon point de départ pour raconter des histoires. Ce film est très proche du rêve, de la métaphore. Lorsqu’ils sont réussis, les films fantastiques me semblent être les meilleures réalisations au monde. Je pense à L’Exorciste, à Evil Dead, à Shining. Il n’y a rien de plus jouissif au cinéma, mais en même temps, je ne crois pas avoir envie de faire des films qui ressemblent à Calvaire toute ma vie : j’aime les genres, mais aussi pour pouvoir les transcender.

Comment avez-vous choisi vos comédiens ?
A priori, Jackie ne correspondait pas vraiment au personnage de Bartel qu’il incarne finalement. C’est après avoir lu le scénario qu’il s’est proposé pour ce rôle de premier plan. Nous avons fait quelques essais, et le trouble qui émanait de son jeu m’a convaincu. Je l’ai vu au théâtre chez Planchon, j’avoue que la richesse de sa palette créatrice m’a impressionné (bien qu’il soit un homme au demeurant très simple). Quant à Laurent Lucas, son choix s’est imposé assez rapidement : je cherchais un jeune comédien, avec cet air d’être en retenue et à la fois très ambigu. Chez Laurent, j’aime aussi son côté polymorphe, opaque, on ne sait jamais trop ce qu’il pense ni ce qu’il veut. Philippe Nahon, lui, c’est  « Le Grand Nahon », un homme d’une puissance incroyable. C’est un comédien malheureusement sous-estimé. Pour ce qui est de Brigitte Lahaie, je l’ai invitée à se joindre à notre aventure parce qu’elle est la figure parfaite d’un cinéma « bis ». Jean-Luc Couchard (dans le rôle de Boris), enfin, est un vieux camarade. En fait, le casting s’est imposé naturellement et a été vite arrêté.

Le film joue beaucoup sur l’affectif : est-ce une œuvre sur la difficulté d’être aimé ?
Oui, c’est probablement un film sur la complexité d’aimer et d’être aimé. Mais c’est aussi un film sur la foi et sur l’aveuglement amoureux. L’histoire que je raconte, cet homme qui prend un autre homme pour sa femme, est plausible. Je me souviens qu’un jour, dans un hospice où j’allais voir ma grand-mère, une vieille dame m’a pris pour son mari… Oui, c’est un film sur cette envie absolue d’aimer ou d’être aimé.

Pourriez-vous nous parler du travail sur la lumière ?
Benoît Debie, mon chef opérateur, un « très grand », même s’il ne le sait pas encore. Benoît a une manière tout à fait spéciale d’utiliser la lumière, il travaille beaucoup dans les basses lumières. Il ose aussi le noir absolu, ce qui est très rare en Europe. Pour Calvaire, lui et moi avions une idée très précise de ce que nous voulions, en tous cas pour les prises en extérieur ou les intérieurs-jour. Nous ne voulions aucune source apparente à l’intérieur (comme pour les films de Clint Eastwood), ce qui donne une lumière très contrastée. Nous voulions explorer à fond les couleurs primaires, ainsi que le noir et le blanc. Nous souhaitions également, et par ce parti pris, sublimer les Fagnes, la région incroyable de Belgique (au micro-climat sibérien et à la végétation folle) dans laquelle nous avons tourné.

Quelles sont vos références, vos influences artistiques ? À quoi voudriez-vous ou pourriez-vous raccorder votre film ?
Je suis très friand de cinéma déviant. J’aime les productions américaines, asiatiques… Je suis un fanatique de Wong Kar-Wai, de sa maîtrise du scénario… J’aime Larry Clark, Gaspar Noé, Michael Haneke, j’aime leur regard frontal. J’ai tant de références, je vois tellement de films et lis tant de livres. Mes intérêts et les objets de ma curiosité sont multiples. Pour Calvaire en particulier, il y a une œuvre très forte qui m’a accompagné sur ce film : Massacre à la tronçonneuse. Ce film m’a traumatisé. C’est grâce à cette réalisation que j’ai découvert Hitchcock, Buñuel et tout le cinéma de la « haute solitude » des années soixante-dix. C’est un film qui m’a éveillé et m’a conduit à m’intéresser à beaucoup d’artistes comme Bacon, Hopper, etc.

Comment pensez-vous que le public féminin réagira à Calvaire?
Je me rends compte que mon film passera peut-être mal, voire très mal… Alors que personnellement je suis convaincu qu’il est féministe… C’est une œuvre brutale c’est vrai, dans la mesure où Délivrance par exemple en est une. Certains, c’est sûr, n’aimeront pas ce film ; c’est normal dans la mesure où il n’a pas été fait pour plaire à tout le monde… Simplement, je voulais aller au bout d’un désir de raconter. Après tout, nos contes pour enfants ne sont-ils pas d’une violence poussée à l’extrême ? Je crois que Calvaire a un côté « fable »… Plusieurs personnages pourraient être les protagonistes d’un conte : le passeur, Boris…

Votre mot de la fin ?
C’est le film que j’aimerais voir.

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Générique

Fabrice du WelzRéalisation
Fabrice du WelzScénario
Romain Protat
Laurent LucasCasting
Jacky Berroyer
Brigitte Lahaie
Philippe Nahon
Gigi Coursigny
Jean-Luc Couchard
Vincent CahayMusique originale
Benoît DebieImage
Jean-Louis FremontAssistant réalisation
Sabine HubeauxMontage Image
Marc EngelSon
Fred MeertMontage Son
Benoît BiralMixage
Emmanuel de MeulemeesterDécors
Géraldine PicronCostumes
Laurent CoutellierAccessoires
Ludovic DouilletDirection de production
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Festivals

Meliès d’argent au Festival du Film Fantastique d’Amsterdam (Pays-Bas, 2005)
Prix du Jury (ex-aequo) au 12e festival du Film Fantastique de Gérardmer (France, 2005)
Prix de la Critique Internationale au 12e Festival du Film Fantastique de Gérardmer (France, 2005)
Prix « Première » au 12e festival du Film Fantastique de Gérardmer (France, 2005)
Prix Très Spécial (France, 2004)

Semaine de la Critique au Festival international du Film de Cannes (France, 2004)
Festival International du Film de Toronto (Canada, 2004)
Era New Horizons Film Festival (Pologne, 2005)
Festival International du Film d’Espoo (Finlande, 2005)
Lisbon Horror Film Club (Portugal, 2005)
Cinefrancia – Saragossa (Espagne, 2005)
Black Nights Film Festival (Estonie, 2005)
Natfilm Festival, Copenhague (Danemark, 2005)
Festival du Film d’Horreur d’Haapsalu (Estonie, 2005)
Festival International du Film Contemporain, Mexico city (Mexique, 2005)
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Crédits

En coproduction avec The Film , Tarantula Luxembourg ,
Crédits divers Studio Canal .
Producteurs Vincent Tavier, Michaël Gentile, Eddy Gérardon-Luyckx.
Producteurs associés Guillaume Malandrin, Philippe Kauffmann, Donato Rotunno.
Avec l'aide du Centre du Cinéma et de l'Audiovisuel de la Communauté française de Belgique , du FONSPA , Avec la participation de CinéCinéma , Avec le soutien de Bang!.
Distribution Benelux Lumière .
Ventes internationales Funny Balloons.
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© Luca Etter, 2005
© Luca Etter, 2005
© Luca Etter, 2005
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