Alors qu’il préparait dans l’allégresse sa nouvelle tournée de fin d’année, le Père Noël est victime d’un attentat odieux. Un cadeau explosif, envoyé par des enfants sans scrupule, détruit son chalet, sa vie paisible et le laisse sur la paille. Oublié de tous, au chômage, il se recycle et devient boucher. Et là, tous les matins, il attend impatiemment les parents et leurs enfants !
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Note d'intention du réalisateur
Le son reste la dernière étape fondamentale de ce film et nous aimerions nous donner les moyens de parvenir à notre ambition de départs.
Dans l’ensemble le bruitage sera relativement épuré et gardera une texture réaliste.
On distingue deux ambiances principales, autant avec les effets (ambiance et bruitage) que par la musique :
Le début, au Pôle Nord, où le Père Noël est encore le Père Noël des enfants. Nous voulons créer une ambiance mélodique, intimiste, mélancolique (c’est la fin d’une époque pour le Père Noël). Pour ce faire, nous avons cherché les influences du côté de notre enfance (avec ses sons, ses codes musicaux), d’où l’utilisation d’instruments tels que le xylophone, les boîtes à musique, ou les pianos d’enfants.
La deuxième partie, ou le père Noël, n’est plus que l’ombre de lui-même. L’ambiance sonore doit être, radicalement différente de la première partie. Ici , nous sommes dans une zone industrielle, une ville : les sons sont plus durs, plus cru, plus direct. Il nous semble important de mettre en avant le côté précaire, émouvant et fataliste. Un thème inspiré par les musiques traditionnelles d’Europe de l’Est aura cette capacité. Une musique mélodiquement riche avec des sonorités pauvres, interprétée avec un banjo, un accordéon, et une grosse-caisse.
La musique de la deuxième partie fera parfois référence au début du film. Cela afin de faire vivre la souffrance du Père Noël et sa volonté de ne pas avoir totalement abandonné sa « vie d’avant ».
La voix du Père Noël doit aussi évoluer avec l’histoire et raconter sa « déchéance ». Il a une voix plaintive au début (bien que déjà grave) qui va se muer en un timbre rauque et désabusé. On sentira la lassitude de la routine, la désillusion et une sorte de « colère froide ». Son timbre est plus mielleux quand il s’adresse à la dame, il joue la comédie pour s’attirer ses faveurs.
La dame à une voix criarde, abîmée par les années. On doit ressentir qu’elle est bête et crédule.
Les enfants restent muets ; ils s’expriment seulement par leurs jouets électroniques.
Le chien tousse, fait des bruits d’animal malade, aboie comme le vilain roquet qu’il est. Nous allons mélanger des aboiements de vrai chien, au bruitage pour garder un cote cru et réaliste tout en pouvant être précis dans nos intentions.
Les lutins ne prononcent rien d’intelligible, juste des petits cris de frayeur ou d’étonnement, de courts gémissements.
En espérant que ces quelques notes vous aideront à mieux comprendre nos intentions.
Manu et Laurent Talbot
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Générique
Manu Talbot
Réalisation
Laurent Talbot
Manu Talbot
Scénario
Laurent Talbot
Maxime Bodson
Son
Manu Talbot
Image
Laurent Talbot
Maxime Bodson
Musique originale
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Festivals
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